LES PROJETS DE COOPERATION
INTERREGIONALE INTERNE

(article 10 du règlement du Fonds européen de développement régional)

 

1 - L'EXPERIENCE RECITE 1990-1995 :
La diffusion d'une culture de la coopération

En 1990, la Commission européenne a lancé 15 projets expérimentaux qui ont débuté en 1991. Après avoir fait le point sur ces réseaux, un appel à propositions a été lancé à la fin de 1991 sous la dénomination RECITE. Les activités des 21 réseaux alors sélectionnés ont commencé en 1992.

Le programme RECITE a ainsi soutenu, entre 1991 et 1996, avec un montant de 48 millions d'euros, la constitution de 36 réseaux de coopération interrégionale.

Les résultats de la période 1991-1996 ont permis une véritable diffusion de la culture de coopération, tout en contribuant plus spécifiquement :

  • au partage d'expériences communes entre acteurs européens d'horizons divers.

  • au renforcement de la cohésion économique et sociale, par une participation active des villes et des régions les plus défavorisées aux réseaux de coopération.

  • à la valorisation des autres politiques de l'UE par les collectivités territoriales.

Enfin, les actions entreprises ont constitué un facteur important d'intégration européenne.

L'expérience a servi, en outre, à définir le cadre de mise en œuvre de nouvelles actions communautaires, comme l'appel à propositions
RECITE Il (1997-2001) lancé en octobre 1996 et clos le 15 mai 1997.

 

2 - LE PROGRAMME RECITE Il (1997- 2001) :
Le développement de la coopération interregionale

Les objectifs du programme RECITE Il s'insèrent dans les orientations générales fixées pour la deuxième période de programmation de l'article 10 du FEDER (1995-1999).

A la différence de RECITE I, l'appel à propositions RECITE Il a mis l'accent sur le transfert de savoir-faire à travers la réalisation d'actions concrètes de développement.

Par rapport à la période précédente, les points d'amélioration concernent le contenu, ainsi que l'organisation de la gestion des projets. Les principaux points sont les suivants :

  • la définition plus précise de réalisations concrètes mesurables (cela implique que les projets se voient accorder des moyens financiers plus importants).

  • une promotion plus systématique du partenariat privé/public (l'appel à propositions stipule explicitement "qu'une priorité sera accordée aux projets conduits par des collectivités territoriales
    en étroite association dans chacune des zones concernées avec des acteurs économiques
    et/ou sociaux").

  • un renforcement de l'organisation, du suivi des projets et de leur évaluation chemin faisant.

  • une meilleure transparence et une meilleure répartition des responsabilités selon les principes d'une gestion décentralisée.

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