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Cette section expose les questions les plus fréquemment envoyées
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Question 1

Qu'est-ce qu'un beffroi ?


Question 2

Où se trouve la plus grosse cloche du monde ?


Question 3

Comment procède-t-on pour fabriquer les cloches ?


Question 4

Qu'est-ce que le "foliot" d'une horloge ?


Question 5

Pourquoi sur certains cadrans d’horloges le "4" est-il représenté par "IIII",
alors qu’en chiffre romain il s’écrit "IV" ?


Question 6

Quelle est la signification du mot "campanaire" ?


Question 7

Quelle est la signification du mot "copter" ?


Question 8

Pourquoi trouve-t-on les crécelles parmi les objets campanaires ?


Question 9

Est-il vrai que dans le bronze de certaines cloches on trouve des traces d’or ou d’argent ?
Quelle en serait la raison ?


Question 10

Qu’est-ce qu'un automate de sonnerie ?


 

 

 

 


Réponse 1

Le mot "beffroi" vient du vieux saxon "Bel" (cloche) et "Fred" (paix). Le beffroi est à l'origine un échafaudage en bois, très solide, pouvant supporter des charges considérables, et qui a, le plus souvent, la forme d’une tour. Dans l’architecture, on utilisa ce type d'échafaudages en bois, et par la suite en poutrelles métalliques, pour soutenir les cloches dans les tours de pierre. Pour l'occasion, le beffroi prenait plutôt la forme d'une cage, simplement posée sur des travées fixées aux murs. La souplesse du système permettait d’amortir l’ébranlement provoqué par la sonnerie : la maçonnerie était ainsi préservée de tout risque de fissure.

Prenant la partie pour le tout, on arriva vite à donner le nom de beffroi à la tour contenant un beffroi et des cloches.
Cependant, l’habitude s’établit de réserver le nom de beffroi aux tours municipales.


Beffroi de la Cathédrale de Cologne, Allemagne

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Réponse 2

La plus grosse cloche du monde se trouve à Moscou, au Kremlin, et s’appelle la "Tsar Kolokol".
Elle pèse 201 tonnes, pour une hauteur de 7.80 m et un diamètre de 6.00 m. Elle n'a, en fait, jamais quitté le sol car, lors d'un incendie, elle fut abondamment arrosée et le choc thermique a fêlé son métal.

La cassure a laissé une ouverture suffisante pour que l'on puisse, aujourd'hui encore, entrer en visiter l'intérieur.


(Doc. "The bells of Russia" E.V. Williams)

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Réponse 3

La technique de fonte des cloches est particulière ; le bronze à cloches est un alliage composé de 78 % de cuivre et de 22 % d’étain, proportion correspondant au meilleur résultat pour la fusion du métal et pour la bonne sonorité de la cloche. Cet alliage est de couleur jaune très pâle. L’opération se déroule en trois temps : le tracé intérieur et extérieur de la fausse cloche est exécuté d’après des tables de proportions qui mettent en rapport le poids voulu pour la cloche (ce qui détermine sa note), avec l’épaisseur du bord et avec le grand diamètre de la base. Ce tracé est effectué avec un gabarit intérieur pour le noyau, et un gabarit extérieur pour la fausse cloche de terre, sur laquelle seront appliqués les éléments de décor et les inscriptions en cire, eux-mêmes moulés à part dans des formes en bois.
Le moule de cuisson, ou chape, est construit au-dessus de la fausse cloche qui, une fois détruite, laisse la place au métal en fusion. Les cloches de carillons sont accordées et leur tracé suit les lois de l’acoustique, le diamètre augmentant avec la gravité du son recherché. Jusqu’au début du XIXe siècle, les cloches étaient fondues, directement dans le sol, devant l’église à laquelle elles étaient destinées.

   
Fonte des cloches, fabrication du moule (Doc. Encyclopédie DIDEROT, 1786)

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Réponse 4

Le foliot était le régulateur du plus ancien système d'horloge mécanique.

C'était une simple traverse horizontale portant deux régules pour ajuster la durée des oscillations. Il ne possédait pas de période propre, celle-ci dépendant de la force fournie par l’échappement ; il s’agissait donc d’oscillations de relaxation assez irrégulières et c'est le caractère fou (fol en vieux français) de ce mouvement qui a donné le nom de foliot à cette pièce.
Le foliot a été rapidement remplacé par le balancier.


(Doc. bulletin de l'ANCAHA n.70)

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Réponse 5

A cette question sur les cadrans deux réponses possibles nous ont été fournies par des maîtres-horlogers :


(Doc. CAMPA)

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Réponse 6

Le mot campanaire, d’usage ancien, du latin campana (cloche) est peu connu, car il a disparu depuis une vingtaine d’années de nos dictionnaires. L’art campanaire embrasse tous les aspects de la cloche : sa fabrication, ses traditions et les pratiques qui s’y rattachent, son histoire.

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Réponse 7

Au XVe siècle, les règles et coutumes, le rituel de la messe, précisaient, à propos de l'usage des cloches, qu'il y avait
" les messes sonnées, les messes bourdonnées, les messes tintées et les messes coptées ".

Chaque mot indique une manière, une technique de faire résonner l'instrument de musique, et chaque technique est communicante et expressive pour une fonction, un message, une musique donnée.

Sonner, c'est mouvoir la cloche de sorte que le battant frappe des deux côtés, bourdonner, c'est mouvoir seulement le battant pour frapper des deux côtés, tinter, c'est mouvoir la cloche, de sorte que le battant ne frappe que d'un côté, enfin copter (le mot est hélas tombé en désuétude, remplacé à tort par carillonner) c'est faire aller le battant seulement d'un côté, la cloche restant fixe.

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Réponse 8

Pendant la semaine sainte, du jeudi au samedi (généralement jusqu'au "Gloria" de la messe), les cloches se taisent.
Elles sont remplacées par des instruments dits "des ténèbres", "es tenebre", pour appeler aux offices et rythmer les cérémonies. Il s'agit de crécelles à lames ou à marteaux, de claquoirs et de martelets. Hors contexte religieux, pendant le reste de l'année, certains de ces instruments sont utilisés pour les carnavals et les charivaris.


Divers types de crécelles (Doc. IEAC Midi-Pyrénées)

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Réponse 9

Les fondeurs ambulants ont longtemps entretenu l'idée que l’apport d’argent ou d'or dans le bronze de la cloche lui donnait une meilleure sonorité. Afin que leur cloche soit la meilleure possible, les villageois étaient invités à apporter des monnaies ou des objets d'orfèvrerie qu'ils déposaient eux-mêmes dans le four, avant la mise en chauffe du métal.
Ces "offrandes" avaient également une connotation expiatoire.

En fait, les fondeurs, par un système de trappe, récupéraient ces objets de valeur et les gardaient pour eux.
L’analyse du métal des cloches supposées contenir ces métaux précieux n’en a jamais révélé aucune trace.

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Réponse 10

Un automate de sonnerie est un système qui peut être mécanique (tambour à pointes), électrique (roue à contacts ou bande perforée), électronique (microprocesseur), permettant de gérer et de mettre en œuvre les diverses sonneries d'un clocher.

Avant l'apparition des automates, une personne (sonneur, carillonneur…) était chargée d’effectuer manuellement ces opérations, nombreuses, quotidiennes, et souvent pénibles en raison de l'accès difficile de la plupart des clochers.

 
Grand tambour à pointes (Bruges, Belgique)

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