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Qu'est-ce qu'un beffroi ?
Où se trouve la plus grosse cloche du monde ?
Comment procède-t-on pour fabriquer les cloches ?
Qu'est-ce que le "foliot" d'une horloge ?
Pourquoi sur certains cadrans dhorloges le "4"
est-il représenté par "IIII",
alors quen chiffre romain il sécrit "IV" ?
Quelle est la signification du mot "campanaire" ?
Quelle est la signification du mot "copter" ?
Pourquoi trouve-t-on les crécelles parmi les objets campanaires ?
Est-il vrai que dans le bronze de certaines
cloches on trouve des traces dor ou dargent ?
Quelle en serait la raison ?
Le mot "beffroi" vient du vieux saxon "Bel" (cloche) et "Fred" (paix). Le beffroi est à l'origine un échafaudage en bois, très solide, pouvant supporter des charges considérables, et qui a, le plus souvent, la forme dune tour. Dans larchitecture, on utilisa ce type d'échafaudages en bois, et par la suite en poutrelles métalliques, pour soutenir les cloches dans les tours de pierre. Pour l'occasion, le beffroi prenait plutôt la forme d'une cage, simplement posée sur des travées fixées aux murs. La souplesse du système permettait damortir lébranlement provoqué par la sonnerie : la maçonnerie était ainsi préservée de tout risque de fissure.
Prenant la partie pour le tout, on arriva vite
à donner le nom de beffroi à la tour contenant un beffroi et des cloches.
Cependant, lhabitude sétablit de réserver le nom de beffroi aux tours
municipales.

Beffroi de la Cathédrale de Cologne, Allemagne
La cassure a laissé une ouverture suffisante pour que l'on puisse, aujourd'hui encore, entrer en visiter l'intérieur.

(Doc. "The bells of Russia" E.V. Williams)

Fonte des cloches, fabrication du moule (Doc.
Encyclopédie DIDEROT, 1786)
C'était une simple traverse horizontale portant deux
régules pour ajuster la durée des oscillations. Il ne possédait pas de période propre,
celle-ci dépendant de la force fournie par léchappement ; il sagissait donc
doscillations de relaxation assez irrégulières et c'est le caractère fou (fol
en vieux français) de ce mouvement qui a donné le nom de foliot à
cette pièce.
Le foliot a été rapidement remplacé par le balancier.

(Doc. bulletin de l'ANCAHA n.70)
Pour des raisons de lisibilité, pour ne pas
confondre le "IV" avec le "V".
Cette réponse paraît être la moins satisfaisante.
Pour des raisons déquilibre visuel du
cadran.
En effet, un tiers du cadran est composé de "I", un deuxième de "V",
et enfin le troisième de "X".
Cette seconde réponse semble la plus probable.

(Doc. CAMPA)
Le mot campanaire, dusage ancien, du latin campana (cloche) est peu connu, car il a disparu depuis une vingtaine dannées de nos dictionnaires. Lart campanaire embrasse tous les aspects de la cloche : sa fabrication, ses traditions et les pratiques qui sy rattachent, son histoire.
Chaque mot indique une manière, une technique de faire résonner l'instrument de musique, et chaque technique est communicante et expressive pour une fonction, un message, une musique donnée.
Sonner, c'est mouvoir la cloche de sorte que le battant frappe des deux côtés, bourdonner, c'est mouvoir seulement le battant pour frapper des deux côtés, tinter, c'est mouvoir la cloche, de sorte que le battant ne frappe que d'un côté, enfin copter (le mot est hélas tombé en désuétude, remplacé à tort par carillonner) c'est faire aller le battant seulement d'un côté, la cloche restant fixe.
Pendant la semaine sainte, du jeudi au samedi (généralement jusqu'au
"Gloria" de la messe), les cloches se taisent.
Elles sont remplacées par des instruments dits "des ténèbres", "es
tenebre", pour appeler aux offices et rythmer les cérémonies. Il s'agit de crécelles
à lames ou à marteaux, de claquoirs et de martelets. Hors contexte religieux, pendant le
reste de l'année, certains de ces instruments sont utilisés pour les carnavals et les
charivaris.

Divers types de crécelles (Doc. IEAC Midi-Pyrénées)
Les fondeurs ambulants ont longtemps entretenu l'idée que
lapport dargent ou d'or dans le bronze de la
cloche lui donnait une meilleure sonorité. Afin que leur cloche soit la meilleure
possible, les villageois étaient invités à apporter des monnaies ou des objets
d'orfèvrerie qu'ils déposaient eux-mêmes dans le four, avant la mise en chauffe du
métal.
Ces "offrandes" avaient également une connotation expiatoire.
En fait, les fondeurs, par un système de trappe,
récupéraient ces objets de valeur et les gardaient pour eux.
Lanalyse du métal des cloches supposées contenir ces métaux précieux nen a
jamais révélé aucune trace.
Un automate de sonnerie est un système qui peut être mécanique (tambour à pointes), électrique (roue à contacts ou bande perforée), électronique (microprocesseur), permettant de gérer et de mettre en uvre les diverses sonneries d'un clocher.
Avant l'apparition des automates, une personne (sonneur, carillonneur ) était chargée deffectuer manuellement ces opérations, nombreuses, quotidiennes, et souvent pénibles en raison de l'accès difficile de la plupart des clochers.

Grand tambour à pointes (Bruges, Belgique)